Pêche QC au tournoi du Lac Wallace

Pêche QC au tournoi du Lac Wallace

Samedi le 24 janvier dernier, avait lieu le tournoi de pêche du Lac Wallace organisé par le Club de Chasse et Pêche de Coaticook.
C’est avec plaisir que Pêche QC renouvelait sa présence à cet événement pour une deuxième année consécutive. Il est toujours plaisant de participer à cet événement qui gagne en popularité d’année en année (J’aime à penser que Pêche QC y est pour un petit quelque chose 😀).
Sans plus tarder, plongeons dans le vif du sujet et passons à notre expérience de cette édition 2015 du tournoi!

Une préparation douteuse
Avant chaque sortie de pêche, je prends le soin de préparer tout le matériel nécessaire, changer mes bas de ligne s’il y a lieu, vérifier les nœuds, changer les hameçons qui ne me semblent pas optimaux, ordonner mes leurres, prospecter les lieux d’avance à l’aide d’une carte, préparer des vêtements chauds, préparer un bon petit lunch, etc.
Ce ne fut pas le cas pour cette occasion! Par manque de temps et par un malheureux concours de circonstances, ma préparation c’est limitée à préparer mon sac de linge, faire 4-5 sandwichs et décoller chercher Clément qui lui aussi en était à sa deuxième participation à cet événement.
Donc, il est 5h55 et je quitte mon domicile (‘The bird left the nest’ pour Dantoy) et me dirige vers Sherbrooke pour ramasser Clément.
On embarque rapidement son matériel et on se met en direction de St-Herménégilde. Bien évidemment, j’oublie mon GPS et dois donc me fier à mon copilote pour les directions, mais celui-ci semble fatigué et oublie de me dire où tourner… Bref, après une petite escale Tim Matin et chocolat chaud chez Tim Horton, on arrive à 6h55 sur les lieux du tournoi.

Les chevaliers Pêche QC entrent en lice
Nous débarquons tout le matériel dans mon petit traineau et hop nous descendons l’abrupte pente qui nous mène à la cabane d’enregistrement.
(J’en profite pour ouvrir une petite parenthèse. Prévoyez-vous munir d’un véhicule 4×4 si vous comptez embarquer sur la glace. La descente est très abrupte et a la fâcheuse habitude d’être geler ce qui réserve de bien mauvaises surprises au pêcheur peu méfiant)
Nous attachons le traineau à un poteau et faisons la file pour payer notre droit de participation. C’est alors que nous faisons la rencontre de Tommy Corriveau (FishingShack) et de Bruno Mayot (Lomechuse). Nous échangeons quelques salutations et se souhaitons tous bonne pêche. Le niveau de compétition vient de grimper d’un cran 😀 !
Nous nous enregistrons finalement, et j’en profite pour donner une casquette à l’effigie de Pêche QC pour le fameux tirage des prix de présence qui auront lieu après le tournoi.

L’aventure commence
Nous reprenons notre traineau, glissons le long de la pente et embarquons sur la glace. Nous localisons rapidement le spot déterminé préalablement qui est laissé vacant par les autres pêcheurs. Ouf c’est une bonne nouvelle!
On arrive et on perce nos trous à la tarière manuelle (ma tarière a essence a une fuite donc pas le choix de travailler plus fort!) et nous plaçons nos brimbales.
Le plan est simple, quatre brimbales chaque et une jiggeuse pour passer le temps! Nous finissons de placer nos brimbales stratégiquement soit perpendiculairement à un obstacle physique que les truites n’auront pas le choix de contourner (une pointe) et nous commençons à jigguer dans la section moins profonde.

Jigguer pêche blanche
Rapidement, deux violentes attaques se font sentir sur ma canne à dandinette à intervalle d’environ 10-15 minutes. La journée s’annonce bien.
Après une petite accalmie, je décide de jigguer plus en profondeur à quelques pouces du fond pour voir s’il n’y aurait pas un brochet qui rôde. Rapidement, je sens mon leurre se faire attaquer de façon sèche et répétitive. La signature typique des perchaudes. J’en profite pour en sortir trois en quelques minutes.
Alors que je me laissais aller au petit plaisir de ces charmants petits prédateurs, ma brimbale la plus près se déclenche et se met à se dérouler.
Le temps d’arriver et il était déjà trop tard, la truite avait recraché mon appât. Je remonte ma ligne, vérifie mon appât et décide qu’il est encore bon malgré cette dernière attaque. Erreur que je regretterai un peu plus tard. Je replace ma ligne et retourne jigguer. À peine 5 minutes plus tard, la brimbale se déclenche une seconde fois, mais peu de ligne est prise. J’attends, je fer et remonte pour me rendre compte que je viens de me faire arracher mon appât… Un peu déçu de moi-même et de ma dernière décision, je replace le tout avec un nouvel appât.

Les choses deviennent plus complexes
Nous savons qu’il y a des poissons et nous savons qu’ils se déplacent rapidement. Je décide donc de diminuer de beaucoup la résistance du frein de mon moulinet pour permettre à la truite de pouvoir faire un bout de chemin sans se frotter à la résistance de ma ligne. Ce choix s’avérera très judicieux.
Alors que j’alterne entre des séances de jig tantôt agressive, tantôt passive pour feinter un poisson mourant, une vive attaque se fait sentir. Il n’y a pas de doute, c’est une truite. Elle prend rapidement de la ligne. Je suis patient et j’attends que la course se calme un peu. Dès que la truite ralentit, je sers rapidement la tension de mon moulinet et fer de façon longue (je me lève debout et lève mes bras plutôt que de donner beaucoup de pression d’un coup sec comme nous le faisons l’été). Le combat est lancé. Elle prend de la ligne, j’en ramène un peu, elle en prend davantage, ainsi de suite. Après une bonne bataille de 2 ou 3 minutes qui m’ont apparu en durer 15, elle s’approche du trou. Ce n’est pas gagné, loin de là. Je me rends compte que la truite est piquée tout juste sur le bord de la lèvre supérieur. De plus, elle ne souhaite pas passer par le trou et ce place de façon stratégique perpendiculairement au trou. Après quelques manœuvres périlleuses, je réussis à passer la truite par le trou. C’est une belle truite brune.

Truite brune pêche québec lac wallace

Truite brune lac wallace en estrie
Sa robe tachetée me rappelle rapidement pourquoi les truites brunes sont mon espèce de truite préférée. Il est tôt dans la journée, et ne semble pas y avoir eu beaucoup d’action sur la glace. Je décide donc d’aller enregistrer ma prise. Après avoir pesé et mesuré la truite (15 pouces 1.2 livre) on m’informe que la truite en tête du tournoi fait 17 pouces 2.2 livres. Bon, je ne suis pas en tête, mais hey, la journée ne fait que commencer.
Je retourne à mon emplacement et continue de pêcher.

Le calme plat
Après cette belle prise, je  ne peux m’empêcher de redoubler d’ardeur pour croiser le fer de nouveau avec ce beau salmonidé.
Plus mes efforts sont grands, moins il semble y avoir d’action… Clément réussit à déjouer une perchaude entre deux périodes de faible activité et par la suite plus rien…

perchaude peche blanche lac wallace

Perchaude pêche sur la glace lac wallace
Le soleil est plus haut je décide donc de quitter les eaux peu profondes et tente d’aller prospecter où le couvert d’eau est plus grand. Toujours rien.
Sans baisser les bras, nous continuons notre prospection en nous éloignant de plus en plus de nos brimbales. Je ne cesse d’avoir l’impression de voir une de mes brimbales tomber sous l’impact d’une puissante attaque, mais ce scénario tarde à se concrétiser…
La journée avance, les heures s’écoulent, mais les prises ne s’enfilent plus depuis un bon moment déjà.
Nous mangeons notre lunch en guise de réconfort et observons le ciel se dégager peu à peu pour laisser place à un vaste horizon bleu brillant de mille feux avec ce chaleureux soleil qui nous accompagne dans cette longue période de vache maigre…
Nous sommes rendus à la moitié du lac et nos brimbales se font difficiles à voir à l’œil nu.

Une journée magnifique pour la pêche blanche!

Une journée magnifique pour la pêche blanche!

Il est alors 15h00 ce qui nous laisse 45 minutes de pêche et 15 minutes pour ramasser notre matériel, embarquer le tout dans mon véhicule et rejoindre la cabane d’inscription pour le dévoilement des plus belles prises de la journée, les prix de présence et les fameux moitié-moitié.
Je décide de retourner près de la pointe, mais plus en direction de l’autre côté de celle-ci. Nous nous installons et mettons toutes les chances de notre côté pour terminer cette épique course contre la montre. Les minutes s’effacent au grès du vent et dame truite daigne signaler sa présence…
15h43, 15h44, 15h45, mille et un, mille et deux… mille et deux et demi, mille et trois! Time up! C’est le temps de ramasser. C’est toujours difficile de partir pour moi lorsque je suis à la pêche. Je ramasse ma jiggeuse et commence à ramasser mes brimbales une par une. Je commence par la 4e soit la plus éloignée. C’est pénible pour moi, car chaque brimbale que je ramasse c’est une once de réalité de plus qui fait que Mighty n’a pas pris la plus grosse truite de la journée… Ah, mais quel fléau d’être un gars aussi compétitif! Vient le temps de la 3e brimbale, je discute avec Clément de la belle journée que nous avons eue quand BOOM j’entends ma brimbale tomber et la ligne qui ce vide à une vitesse folle! Je n’en crois pas mes yeux! C’est là que ça se passe ! À 15h52 très exactement! J’attends, j’attends et BOOM je fer! Plus rien… je ramène rapidement… C’est léger, trop léger…. Mon appât a disparu ainsi que mes chances de m’approprier les honneurs… Machinalement, je ‘re-set’ ma brimbale, en vain… Je ramasse mon autre brimbale, hésite quelques secondes à retirer mon dernier espoir qui vient de se faire attaquer violemment… Bon assez les enfantillages. Je ramasse tout mon matériel, et me dirige vers mon véhicule, range tout le matériel de pêche et met le cap vers la cabane d’enregistrement.

Toutes bonnes choses ont une fin!
Une fois à l’intérieur, je commande deux bières et moi et Clément faisons un survol de notre journée. Nous en profitons aussi pour acheter des billets pour le moitié-moitié. Nous le faisons davantage pour supporter le club que pour l’appât du gain, car pour être honnête, nous ne sommes pas chanceux dans les tirages haha.
Nous croisons Bruno (Lomechuse) et discutons de nos journées de pêche respective. Il m’apprend aussi que Tommy est resté sur la glace et tente toujours de déjouer le salmonidé. Nous discutons stratégie de pêche, anecdotes, etc. Bruno gagne une casquette et avec tout ce bla-bla, je perds le fil des concours et ne vois pas qui gagne la fameuse casquette Pêche QC. J’aurais bien aimé aller lui dire félicitations. Une prochaine fois!
Il est temps de partir! Nous reprenons la route, la tête pleine de souvenirs, d’histoire, de nouvelles informations et d’un désir encore plus grand de vouloir déjouer ces beaux poissons que sont les salmonidés.
Le paysage est beau, la route est belle, les grosses truites ont gagné aujourd’hui, c’est de bonne guerre.
Mais par contre, demain est un autre jour!

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